Tous les week-ends d’intégration ne se terminent pas dans l’urine, le sperme et l’ivresse…

Publié le par Sarah

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Après ce petit passage à vide, pour cause de changement de box, d’ailleurs Orange j’ai deux trois, trucs à te dire, je peux de nouveau vous raconter ma vie et diffuser mon opinion si exceptionnellement intéressante… Ou pas. Mais, je tiens tout de même à signaler que c’est toujours au moment où tu as trois milliards de choses  (environ) à raconter à tes lecteurs, que tu n’as pas accès à ta drogue quotidienne. Alors, que cet été, entre deux manques d’inspiration il y avait moyen de s’arranger. Enfin, je suis là et c’est le principal…


Et dans ma vie tellement passionnante, j’ai affronté une peur, un moment que j’appréhendais depuis fort, fort longtemps : Le week-end d’intégration. Deux jours où du matin au soir, tu partages ta nourriture, ta douche, tes toilettes et tes odeurs avec ta nouvelle classe et les promos précédentes. Une espèce de Welcome, Bienvenue dans ta nouvelle super école qui déchire sa mère.


A vrai dire, dans mon esprit c’était plus synonyme de bizutages, d’humiliations et de concours de t-shirts mouillés. J’ai entendu tellement d’histoires de week-ends horribles, avec plus ou moins une obligation de boire à en vomir, de te faire tripoter et de participer à des challenges super ridicules. Entre les douches à base d’urine, de galipettes dans tous les sens et des strip-steases forcés, je n’étais pas vraiment chaude, chaude.


Heureusement pour moi et les parties intimes du pisseur potentiel, j’ai vécu un week-end  dans une très bonne ambiance où le terme intégration prend tout son sens. J’ai retrouvé mes petits camarades samedi matin à 8h45 devant la gare de Lyon pour 4h de bus direction un gîte dans la Mayenne. Un chemin tout en douceur, entre dodo la tête écrasée contre la vitre, discussions sérieuses ou complètement barrées, éclats de rire et un Danny the Dog pour les amoureux d’Europacorp. Une petite madeleine de Proust : j’ai dix ans, je pars en colonie de vacances, je regarde le décor défilé, je mange des bonbons, je suis toute excitée et en même temps dans l’expectation. Et lorsque nous avons croisé deux autres  cars d’étudiants décorés de soutien-gorge et des visages rougis par l’alcool et ornés de peintures, je me suis sentie chanceuse.


Nous sommes arrivés vers 14h00, perdus en plein milieu des champs, dans une charmante demeure en pierre avec des lits pour tout le monde, des toilettes et des douches propres… Mon côté mamie était enchantée. Afin de mieux se connaitre, nous avons ouvert nos chakras, prié le dieu de l’image et manger du tofu jusqu’à l’orgasme… En réalité notre BDE (bureau des élèves, j’éclaircie pour les plus de 40 ans) nous a organisé des challenges en équipes. Par groupe de cinq, nous devions gagner des mini-jeux, pour récolter le plus de points et gagner un super cadeau de la mort qui tue. Pour vous la faire courte et passer à la partie plus intéressante, mon groupe a gagné, on a trop eu la classe et je suis repartie avec un dvd collector des Shadocks. Bon, nous n’avons pas trois ans non plus et la balle aux prisonniers c’est sympa, mais surtout avec une bouteille de bière à la main…


Après un petit changement de tenue, la soirée a débuté, un petit apéro pizza-bière : on a la classe ou on ne l’a pas ; dans une ambiance très détendu sous forme de quiz cinéma et attention j’ai reconnu Terminator ! Pour équilibrer les litres d’alcool consommés, nous nous sommes mis à table pour déguster une paëlla sortie tout droit d’un traiteur de grande surface. Le luxe, je vous le dis. Un moment d’échanges, de confidences sur les années antérieures…Tu appartiens à une famille maintenant… Pardons je m’étouffe.


Puis, l’heure du dance floor a sonné, je remue mon popotin, montre mon « incroyable » sens du rythme, entre deux verres de rhum. Je sais, boire c’est le mal ! J’ai été assez surprise car tout le monde ou presque a dansé…J’ai un souvenir de pistes vides par peur de te taper la honte. Des mecs qui aiment virevolter sur la piste ça existe !


J’ai quand même passé plus de temps à discuter tout en me gelant les fesses dehors pour que les fumeurs puissent se tuer à petit feu et moi avec. Je suis presque morte de froid en petite robe et gilet, mais en même temps tu ne peux pas discuter avec la musique à l’intérieur. Il s’avère que l’alcool, me fait parler de sexe, alors j’ai rapidement arrêté… On ne va pas se coller l’étiquette d’obsédé si rapidement.


J’ai parlé de tout et de n’importe quoi, j’ai dansé, j’ai regardé les autres danser, j’ai terminé la soirée au coca et cela jusqu’à 5h30 du matin… Elle tient la route la vieille ! Le froid et la fatigue ont eu raison de moi et je suis partie ronfler dans ma chambre jusqu’à 10h00...Je n’étais pas fraiche, des courbatures dans tout le corps et une légère migraine.


Puis, il est temps de quitter notre petit nid douillet qui sent l’alcool et l’œuf bacon pour prendre de nouveau le car avec José notre conducteur qui nous trouve très sage. Que c’était long pour retourner jusqu’à la capital… Et le Seigneur des anneaux n’y a rien changé. J’étais tellement heureuse de retrouver mon lit, même si je suis restée devant Alien jusqu’à 23h00.


Voilà, j’ai vécu un week-end d’intégration sans urine, sperme et avec une ivresse modérée. D’ailleurs, personne n’a terminé la tête dans la cuvette des toilettes. Une colonie de vacances sans animateurs et avec de l’alcool. Il m’a quand même fallu deux jours pour m’en remettre. Plus si jeune que ça.


Sarah.

Publié dans Je raconte ma vie.com

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Mademoiselle Coquelicot 23/10/2010 11:17



J'adore ton récit !


Même si j'avoue que je crois que ce genre de week-end, je n'aimerais pas. Je crois que je ne suis pas trop "bon public", les histoires de mini-jeu me font chier lol.


Par contre, la soirée pizza-bières-confidences, ça ça me botte ! :)



Sarah 23/10/2010 12:00



J'étais pas très chaude au début, c'était pas trop ma tasse de thé, mais une fois sur place j'ai bien rigolé et il y avait une bonne ambiance.



nico 21/10/2010 21:32



la photo c'est avant ou aprés le week end ??


je blague. moi j'avais eu le droit à une semaien d'intégration à mon ecole mais c'etait plus désintegration car on a bossé la moitié du temps.


Bise



lilou 19/10/2010 23:42



T'as oublié un petit mot" la" vieille ^^


C'est super ça doit en faire rêver plus d'un(e), ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir un weekend d'integration si "sain" :p


 



Sarah 20/10/2010 13:22



Je vais aller corriger cette erreur ! Un week-end d'inté qui me correspond assez bien lol ! Evitons les écoles de commerces et les medecins !