The Social NetWork : un réalisateur (même excellent) ne peut pas sauver une histoire creuse.

Publié le par Sarah

 

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Son nom est gravé en lettre d’or diamantées fluorescentes dans mon petit cœur. Il est l’un de mes réalisateurs préférés, il fait partie de mes époux cinématographiques potentiel. Il ne m’a jamais déçu. Mais, il y a une fin à tout. Hier, j’ai appris que David Fincher n’est qu’un demi-dieu capable en de très très rares occasions de connaitre des erreurs, de prendre de mauvaises décisions. C’est tellement douloureux de vous en parler, d’exprimer un avis défavorable sur l’une des ses œuvres. Pourtant, je ne peux pas nier, en sortant de The Social Network, j’ai du accepté ce sentiment mi figue-mi raison : L’histoire de Facebook ne m’a pas emballé.


D’ailleurs, c’est bien là le problème, je m’en contre fiche de Mark Zuckerberg et de comment il est devenu milliardaire et a fait de moi une droguée. Je n’avais pas grand-chose à apprendre ayant consacré un devoir à ce futur mari potentiel à base de piscine pleine de dollars. Et le talent de David Fincher n’a rien pu y faire.


Je ne peux absolument pas remettre en question les compétences de ce réalisateur. Sa réalisation reste majestueuse avec une scène d’aviron à te donner des orgasmes, le montage parvient à donner un peu de suspens et de tension à cette histoire pas très folichonne, les dialogues peuvent être jubilatoires et les acteurs sont crédibles, même Justin Timberlake. Petit bémol, les personnages sont dans l’ensemble très antipathiques  et j’ai eu du mal à m’attacher à leur histoire et à leurs petits problèmes. Puis Mark Zuckerberg est présenté comme un gros frustré de la vie, à la recherche de reconnaissante et de réussite. Il veut devenir quelqu’un à tout prix.


Je tiens à préciser que mon beaucoup de personnes dans mon entourage ont aimé ce film et que si le scénario vous embarque et que vous n’avez pas envie de flinguer Mark Zuckerberg après les 15 premières minutes du film, vous avez de grandes chances d’aimer. Mais, je tiens à prévenir tous les utilisateurs quotidiens de Facebook, vous risquez d’avoir un gout amer dans la bouche, car derrière ce site-web se cache une histoire amère de coups de pute et de gros sous.  


Écoute-moi David, je t’aime toujours et j’espère que ce film restera une exception et que tu me reviendras très vite avec un super projet (Torso) qui enchantera mon cœur et mon cerveau. Saches qu’une véritable admiratrice se doit d’être capable d’avoir un œil critique sur son amoureux ; l’amour sans borne ce n’est jamais une bonne chose. Je refuse de ressembler à certains fans de Tarantino qui se refusent de critiquer ses deux derniers films avec un petit peu d’objectivité.


Quant à vous, chers  lecteurs, je ne peux que vous inviter à vous faire votre propre avis car de toute façon, The Social Network reste un film plus que regardable avec de nombreuses qualités qui contre balancent  une histoire que je juge sans grand intérêt.


Sarah.  

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HÉLÈNE 30/10/2010 12:51



j'adore l'illustration :)



Mademoiselle Coquelicot 23/10/2010 11:14



J'hésite aussi beaucoup à aller voir ce film car comme tu le dis, j'ai peur que l'histoire soit sans intérêt ...


Je crois que d'abord, je vais aller voir "les petits mouchoirs "!!



Sarah 23/10/2010 12:00



J'ai été voir les petits mouchoirs !!! Bientôt ma critique. Mais tu peux y aller tranquillement.



lilou 23/10/2010 00:12



Je suis tout à fait d'accord avec ta critique, je trouve même qu'elle ressemble à la mienne, à quelques mots près... c'est drôle ! :)



Sarah 23/10/2010 09:00



Les grands esprits se rencontrent ou en tout cas les évidences. Je vais aller faire un petit tour du côté de ton blog, tu m'as donné envie avec ta critique du film.