Ma culpabilité sous forme de chocolat

Publié le par Sarah

 

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Pour mon retour, j’ai envie de vous parler de chocolat parfum culpabilité.  L’inspiration est venue devant le rayon tablettes et kinder alors que je poussais mon caddie. J’aime le chocolat, que dis-je j’en suis folle ! De préférence au lait, avec cette petite saveur enfantine des œufs de Pâques, une douceur sucrée qui caresse mon papilles. Je serai (presque) prête à me damner pour une tablette Cadbury ou pour un paquet de schoko bon. C’est mon plaisir ultime, ma gourmandise.


Manque de chance pour moi, cette délectation s’accompagne toujours d’une collante et désagréable sensation de culpabilité. A chaque pulsion cacaotée, a chaque bouchée,  une petite parcelle de mon esprit est convaincu que je fais quelque chose d’interdit, que je me fais du mal, que je suis qu’une vilaine grosse gourmande. Cette pensée sournoise s’insinue en moi et plus je mange, plus je me déprécie et me condamne.


C’est vraiment mal foutu, car j’en arrive au point d’une incapacité à me satisfaire pleinement d’un instant gourmand.  En même temps, cette culpabilité n’est pas arrivée par hasard. Elle est profonde et m’accompagne depuis mon enfance. Ce sont des années d’interdit,  une diabolisation de ces petits carrés si savoureux, de longs regards méprisant sur chaque ingrédient rentrant dans ma bouche. Manger signifiait se faire du mal. Il n’y avait pas de notion de plaisir, je n’y avais pas le droit. Ben oui, j’étais déjà trop grosse et c’est bien connu les grosses n’ont pas le droit aux délices gustatifs. En tout cas, dans ma famille c’était ainsi. « Sarah, c’est pour ton bien, ta santé ».


Alors, j’ai grandis tiraillée entre mon amour pour le chocolat et cette puante culpabilité. A certains moments, je mangeais pour me punir, plus je mangeais plus je pouvais me détester, m’en vouloir. Et c’était aussi une façon de me venger de mes parents, briser leur interdit et rester cette grosse fille bien gênante dans le paysage familial. Plus j’écris cet article, plus je me rends compte que le chocolat est étroitement lié à l’histoire de ma vie.


A la fin de mon adolescente, j’ai décidé que je devais mettre fin à cette relation tumultueuse. Je voulais manger mes schoko bons en prenant mon pied  sans sentiment perturbateur. Apprendre à manger sans me sentir coupable. Il m’a fallu du temps, de l’introspection et des expériences culinaires pour approcher cette libération orgasmique culinaire. Réapprendre le goût, la saveur et dégustation. Ne plus manger pour se faire du mal ou pour symboliquement punir mes proches.


A vrai dire, je n’y suis pas parfaitement parvenue. Aujourd’hui, j’ai toujours cette sensation d’interdit lorsque je mange du chocolat. Il m’arrive même de me cacher, ou de veiller à ce que mes proches ne me voient pas lorsque j’en mange. D’ailleurs, il est encore fréquent que je retrouve des tablettes cachées chez moi, afin qu’elles ne finissent pas dans mon ventre. Les vieilles habitudes….Je suis devenue un vrai radar à chocolat. Dissimulez du Milka dans une pièce et je vous le retrouve en dix minutes.


Entre hier et aujourd’hui, je suis devenue un peu plus indépendante financièrement et je peux m’offrir des kilos de schoko bon, de Cadbury, me noyer dans une piscine de Kinder, sans devoir rendre des comptes à papa et maman. Je ne dépends plus de personne pour  me faire plaisir.


J’ai appris que manger des douceurs n’était pas qu’une affaire de grosse. Et que les filles minces pouvaient aussi se descendre une tablette, ou un gros œuf de pâque. Et qu’une tablette de chocolat ne va pas changer ce stupide chiffre sur ma balance.  J’ai même la sensation que c’est la culpabilité qui fait prendre du poids et non pas le plaisir simple d’une bouchée (ou plusieurs).


J’espère qu’avec le temps, je vais me libérer totalement de cette culpabilité et que mon chocolat finira par avoir uniquement la saveur du cacao et du lait (et de tous les agents chimiques). Et que je pourrai me tenir en face du rayon chocolat sans ressentir ce pincement au cœur, cette sensation d’interdit et une mise à mal de mon estime.


Je ne pensais pas écrire un article si personnel, difficile de se livrer…J’espère que mon patron ne va pas passer par là. Le chocolat c’est le bad boy qui me fait chavirer…Alors qu’il devrait être mon prince charmant.


Sarah.


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Publié dans Je raconte ma vie.com

Commenter cet article

Laura 03/08/2010 18:15



Ma folie culinaire perso (en tout cas depuis le jour où je l'ai redécouverte il y a quelques mois): une tranche de brioche, une couche de fromage de chèvre et une couche de confiture aux fruits
rouges. J'adore ce mélange sucré-salé!


Certains diront que la folie est surtout de mélanger tout ça, c'est une question de goûts, en tout cas tout le monde sera d'accord sur le fait que le pourcentage de matière grasse (et sucrée)
doit atteindre un chiffre astronomique! ^^


Je n'ai pas pour habitude de culpabiliser quand je mange mais cette nouvelle découverte culinaire me fais penser "heureusement que je me suis inscrite à un cours de sport à la rentrée!"



Sarah 03/08/2010 20:42



En parlant de cours de sport, je viens de trouver le mien pour la rentrée et j'en ai fort besoin ! 



misschocoreve 31/07/2010 19:39



bah bravo !m!m maintenant...j'ai envie de chocolat!!!!!!


 


 



Sarah 03/08/2010 10:10



Moi aussi !



ticiia 31/07/2010 09:15



Quand j'étais petite, mes parents me laissaient manger tout le chocolat que je voulais. Et j'avais la chance de ne pas prendre trop de poids. Ca n'empêche que le chocolat est toujours associé
pour moi à un sentiment de culpabilité. Il faut dire que je suis incapable de goûter un petit bout de chocolat sans que ça tourne en 'boulimie'...



Sarah 31/07/2010 10:19



Il y a une culpabilité ambiante, de la société,  comme si une femme "bien" ne devrait pas manger trop de chocolat. Toujours manger avec réserve.



Prunette 30/07/2010 07:20



J'ai de la chance (ou pas) mais moi le chocolat je préfère en savourer un carré plutôt que d'être écoeurée par une tablette complète. Mais je vois Mario qui est
capable de s'envoyer une boite de kinder chocolat en 10 minutes je suis épatée ! Et je l'avoue ma grande passion s'appelle tarte au citron meringuée...



Sarah 30/07/2010 09:06



Je rêverai de pouvoir me contenter d'un carré de chocolat !! En même temps tout le monde possède sa petite folie culinaire. Mon chéri peut se manger une boite/un sachet de cacahuète.