Le temps qui passe…

Publié le par Sarah

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Depuis plusieurs mois, je prends conscience du temps qui passe et de sa vitesse. Je sais que cette phrase peut sembler stupide ou banale, pourtant la notion de temporalité a pris une nouvelle signification. Depuis que j’ai quitté le lycée (bientôt quatre ans) j’ai l’impression que le temps s’est accéléré.


Lorsque l’on est jeune on a souvent l’impression que six mois, un an, sont de longues périodes, pourtant mes quelques mois en Angleterre comme jeune fille au pair m’ont semblé  fulgurant ; à peine partie, déjà rentrée.


Autres situation, autres exemples : je viens de célébrer les quatre ans de mon couple et lorsque je réfléchis j’ai la sensation que ces années se sont déroulées rapidement.

En quatre ans, j’ai vu des enfants naître et grandir, j’ai voyagé, je suis sur le point de terminer ma licence, j’ai crée ce blog et monté divers projets. Au fond, c’est passé si vite.

Je crois que cette constation c’est le signe de la fin de l’enfance et de l’adolescence, lorsque l’on pense que la vie nous appartient.


Le temps qui passe m’angoisse. Ce n’est pas la peur de vieillir, mais de réaliser l’immortalité de mes proches. Mon grand-père va sur ses 90 ans, il est en forme, pourtant je sais qu’il me reste quelques années (j’espère) à profiter de lui. Je rêve qu’il soit présent à mon mariage.


Puis, voir le poids des années sur les visages de mes parents, c’est assimiler que ma vie d’adulte débute, que je suis dans le grand bain tout de seule et qu’il ne faut pas que je me noie. C’est me dire que la futur génération, elle viendra de moi et que mon père se fera appeler papi et qu’un jour il ne sera plus à mes côtés.


J’ai aussi peur de foirer ma vie, de faire des mauvais choix. J’ai l’impression de ne plus avoir le luxe de prendre mon temps, que je dois profiter de chaque instant et l’oisiveté est devenue ma hantise, alors qu’il y a quelques temps j’adorais rien faire. Mais lorsque le temps va plus vite que vos actes et vos pensées, ce n’est pas évident de construire. Nous sommes déjà à la fin mars, le printemps est là, alors qu’il me reste des multiples projets à concrétiser avant la fin juin. Des fois, j’ai l’impression d’étouffer.


Parfois, j’ai envie d’avoir le super pouvoir d’arrêter le temps, de mettre ma vie sur pause, de respirer en observant ma vie et d’en profiter sans appréhender le futur. Arrêter de planifier et me laisser vivre au gré de mes envies.


J’ai le droit de rêver, car mon esprit est toujours occupé à organiser la moindre chose et de lutter contre cette fichue temporalité. Alors, depuis mon retour en France mon nouveau crédo est de profiter, de saisir toutes les opportunités et d’être avec les gens que j’aime.


Néanmoins, l’ombre du temps plane toujours comme une corde autour de mon cou qui m’étouffe dès que je me laisse aller.


Docteur, suis-je folle ?


Sarah.

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Publié dans Je raconte ma vie.com

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Mel 22/03/2010 16:24


Ton article m'émeut beaucoup et me mets en face de sentiments que je ressens moi aussi.
Mes grands-parents arrivent aussi sur leurs 90 ans, et parfois, une énorme tristesse m'envahit car je sais bien qu'ils ne seront pas éternels. Comme toi, je rêve tant qu'ils soient là à mon
mariage. Plus généralement, qu'ils me voient réussir ma vie, eux que j'aime tant et qui m'ont quasiment élevés.
Comme je me reconnais aussi quand tu parles du temps qui s'inscrit sur le visage de nos parents... C'est effrayant, dans le sens où je sens aussi que je suis en train de passer un cap ...
Je termine aussi ma licence, je me lance dans des concours qui vont être décisifs pour mon avenir. On va surement devoir déménager, mon chéri va entrer sur le marché du travail & moi je trace
mon avenir durant ces quelques mois qui vont arriver ... !
Bref, tout ça pour te dire, ce n'est pas grave docteur ;)
On grandit je crois, tout simplement. Et ça fait peur ...

Mel


Sarah 22/03/2010 16:30


Nous sommes toutes les deux dans un moment de la vie similaire...Cela me rassure de ne pas être seule à subir ces angoisses. En tout cas, je te souhaite de réussir dans ta vie et dans ces quelques
mois décisifs !