Leçon de Cinéma fait parler les réalisateurs. Un livre pour tous les passionnés du 7e art.

Publié le par Sarah

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En ce moment, je suis en train de lire Leçon de cinéma de Laurent Tirard (volume 2), un recueil de confessions de plusieurs réalisateurs.

Pour tous les cinéphiles, ce livre est une petite pépite qui nous permet de découvrir plus en profondeur les coulisses de cette profession et la vision des hommes et de ces femmes qui nous font aller au cinéma.

Dans ce volume, nous rencontrons : Milos Forman, Bertrand Blier, Mathieu Kassovitz, Steven Soderbergh, Jean-Jacques Annaud, Claude Chabrol, Atom Egoyan, Patrice Leconte, Jacques Audiard, Claude Lelouch,Denys Arcand, Michael Mann, André Téchiné, Roman Polanski, Claire Denis, Jim Jarmush, Claude Miller, Alejandro Gonzalez Inarritu et Arthur Penn.

Que vous les adoriez, détestiez ou même ne connaissiez pas, chacun d’entre eux livrent un témoignage riche et nous offre une vision personnelle sur le cinéma. Plus qu’un retour sur la carrière, c’est leurs expériences humaine qui nous transmettent

A la première personne, ils relatent leur débuts, leurs visions du cinéma et discutent des différentes  techniques et grammaires du cinéma, ainsi que des rapports avec les acteurs ou de l’écriture du scénario.

Les réalisateurs nous ouvrent légèrement les portes, nous laissent entre apercevoir  les coulisses d’un univers qui fascine et en même temps c’est l’occasion de briser les idéaux, les clichés que forgés par trop d’admiration.

Ce livre nous permet d’humaniser ces créateurs d’images, nous apprenons que tous ont rencontré des difficultés et commettent toujours des erreurs (souvent toutes petites). Je me dis que si eux y sont parvenus, nous aussi nous le pouvons (avec plus ou moins de facilités).

Ensuite, j’aime ce mélange de réalisateurs, un cocktail de genres, de pays et cultures cinématographiques différents. Ainsi, les interviews se confrontent sur différents sujets, comme la nécessité d’écrire soi-même le scénario, le placement de la caméra, la direction d’acteurs ou le rapport au son. Très rapidement, ce livre, ces cinéastes, nous font comprendre qu’il n’existe pas un cinéma, une façon de faire, mais qu’il est multiple et que chaque réalisateur à sa propre vision du 7e art.


Extraits :

Steven Soderbergh (Erin Brockovich, Ocean’s Eleven ou Traffic)

« Il est possible qu’en lisant ce qui suit, le syndicat des scénaristes vienne mettre le feu à ma maison, mais pour moi, il ne fait aucun doute que le metteur en scène est celui qui fait le film. Car quiconque a jamais mis les pieds sur un plateau est véritablement le seul maître à bord.»

Claude Chabrol (Les noces rouges, L’ivresse du pouvoir, La fleur du mal)

« La grammaire de base du cinéma, celle du vieux système hollywoodien, n’était faite que pour être transgressée et d’ailleurs, elle l’était sans arrêt. Néanmoins, il n’est pas mal d’avoir certaines règles sur lesquelles se reposer. »

André Téchiné (Loin, Les Egarés, Rendez-vous)

« Quand j’ai commencé à aller au cinéma, j’étais incapable de faire la distinction entre un bon et un mauvais film. J’étais tellement émerveillé par le cinéma, et de façon si inconditionnelle, que je ne portais pas de jugement de valeurs sur les films. Et c’est parce que j’ai vu et aimé tous ces films que j’ai eu envie de prendre le relais et d’en faire à mon tour. »

Roman Polanski (Le pianiste, Oliver Twist, Le bal des vampires)

« Parfois, on me demande ce que j’attend des acteurs. J’ai envie de répondre tout simple : « Qu’ils jouent bien ! » Je préfère ne pas beaucoup parler avec eux au moment du tournage. Mais certains en ont besoin…Certains ont besoin de ce qu’on appelle motivation. »

Jim Jarmush (Ghost Dog, La voie du Samouraï, Mystery train )

« J’attache beaucoup d’importance au son. Il représente 50% du film. Je ne laisse rien au hasard et ne supporte aucune approximation. Lors du montage, je discute avec mon ingénieur son et mon mixeur de l’ambiance que je veux obtenir sur chaque scène. Selon l’ambiance que  vous voulez obtenir, le son va avoir une réelle incidence sur la compréhension de l’ensemble. »

Mathieu Kassovitz (La haine, Les rivières pourpres, Gothika)

« Je ne suis pas encore arrivé à trouver une bonne technique de travail. Je suis plutôt bordélique, et c’est un problème. Quand vous arrivez sur le plateau, vous avez intérêt à savoir ce que vous voulez, parce qu’il y a cent personnes qui vous attendent, et que chacune de ces cents personnes va vous proposer trois options pour chaque décision que vous prendrez. »

Sarah.

 


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Captain Zissou 05/05/2010 10:35



Et que dit Michael Mann ? :D



Sarah 05/05/2010 12:36



Il faut acheter le livre pour le découvrir !!