I am an INA girl.

Publié le par Sarah

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Lundi matin je me tiendrai devant les portes de l’INA, l’institut national de l’audiovisuel, ma nouvelle école pour les deux prochaines années en production audiovisuelle. Vous ne pouvez imaginer à quel point je suis heureuse, excitée et à deux doigts de la folie orgasmique. En même temps, je me suis battue pour la décrocher cette école, j’en ai bavé.


Il y a trois ans, alors que j’investiguais sur un master en production audiovisuelle lors d’un stage avec beaucoup trop de temps libre, je suis tombée sur le site de l’INA ‘Sup, une école supérieure de l’enseignement public, avec un programme incroyable qui dépassait mes attentes. Un coup de foudre, j’ai su que cette école était faite pour moi, que je devais y rentrer.


Qui dit école, dit concours. Flash Back, printemps 2009 mon dossier est accepté, je peux passer l’écris. Joie, bonheur et trop de stress. Je me plante méchamment, plus j’écrivais sur cette copie, plus je tirais une croix sur mes chances. C’est simple j’ai merdé. J’étais super triste, malheureuse, mais je savais que j’allais le repasser l’année suivante. Pour ne pas perdre une année bêtement à me faire chier sur Paris ou à commencer un autre master sans motivation, j’ai décidé de partir vivre un autre rêve :  vivre à l’étranger. Six mois comme jeune fille au pair en Angleterre ; une super expérience.


Printemps 2010, il est temps de remonter un dossier, de répondre une nouvelle fois à la question « qu’elles sont les compétences d’un producteur ? ». Quelques semaines plus tard  je suis admise à passer l’écris (une nouvelle fois). Je peux vous le dire que je n’en menais pas large. Je me disais concentre toi sur ton orthographe, relis toi, encore et encore. Une fois devant ma copie, après le visionnage d’un extrait d’un documentaire, je savais que cette fois c’était la bonne. Mon plan était construit, mes idées organisées et je contrôlais au  maximum chaque lettre qui sortait de mon stylo. En sortant de la salle, j’ai vécu l’opposé qu’en 2009, j’étais persuadée de mon admission pour l’oral.


Après quelques semaines d’impatience, tous mes efforts ont été récompensés, je suis passée à l’étape supérieure, le tête à tête avec le jury. C’est simple j’étais ultra nerveuse et pourtant j’avais confiance en moi. Le blabla je suis forte pour ça, j’arrive à enchainer les mots avec sens dans une situation stressante. Puis à la journée porte ouverte, la directrice nous a clairement fait savoir qu’elle ne recherche pas de profils à la « je lis Télérama et je regarde Arte ». Cela tombe bien, je suis arrivée avec ma petite robe, mes petites fleurs dans mes cheveux et j’ai dit aux cinq professionnels qui se tenaient face à moi : « je veux participer à l’évolution de la production de films de genre (horreur, science fiction…) en France ». Après un échange sur mes expériences de stage, sur les productions déjà existantes en France comme à l’étranger, une conversation sur l’impacte des jeux vidéos sur le cinéma et vice et versa, j’étais profondément convaincu de mon admission définitive au sein de l’école.


Les semaines passent, je n’ai jamais été aussi malade d’impatience et de nervosité. J’avais une boule coincée dans mon ventre dès que je pensais aux résultats. Puis la délivrance est arrivée par le biais d’un émail : « votre candidature a été retenue ». J’ai sauté au plafond, j’étais aux anges. Et pourtant encore aujourd’hui je ne réalise toujours pas que demain je vais me tenir devant les portes de l’école avec le statut d’élève. Qu’est ce que j’ai fais chier ma famille et mes proches avec mon admission tout l’été, merci de leur patience.


En ce moment je suis à la fois extrêmement heureuse et complètement dans l’expectative. Adieu l’université et sa jungle de l’administration. Bonjour petite classe de 20 élèves et toilettes propres. Adieu aussi aux séchages de cours, à la facilité des devoirs  ou à la flexibilité des enseignants ; rendre son devoir deux mois en retard c’est terminé. Bonjour rigueur, ponctualité et travail acharné. En même temps, je suis certaine que je vais adorer travailler. Pour la première fois de ma vie je vais apprendre le métier que je souhaite exercer.


Il y a une chose qui me rend légèrement nerveuse. J’appréhende la classe de 20 élèves. Un sacré face à face pendant deux ans. L’université m’a plutôt habitué à la solitude ou à des relations très superficielles. C’est simple de mes années licence, je vais me souvenir d’une seule personne. Suis-je toujours capable d’être sociable ? Vais-je bien m’entendre ?   Il faudrait faire avec, ma petite Sarah, puis tu n’es pas complètement sauvage.


Demain, une toute nouvelle vie commence pour moi. Je vais découvrir un nouveau cadre, une cantine que j’espère bonne et de nombreux visages. Et puis surtout je vais savourer mes cours, au menu: analyse et développement de documentaire, atelier d’écriture-réalisation-montage, direction de production, histoire de l’audiovisuelle, histoire culturelle, économie des médias ou l’analyse et développement de fictions. Le pied !


Sarah.

Publié dans Je raconte ma vie.com

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laety 18/10/2010 21:16



olala j'ai tout lu d'une traite, ça faiait longtmps que ça ne m'était pas arrivé sur un blog!
Je ne te connais pas du tout, mais je suis quand même contente pour toi, tu l'as mérité cette école!!


Très bonne continuation =)



Sarah 18/10/2010 21:25



Merci beaucoup !! J'ai toujours peur d'écrire des tonnes et que personne ne puisse lire jusqu'à la fin ! Alors, recevoir un compliment c'est un grand luxe !



Mademoiselle Coquelicot 03/10/2010 18:58



C'est drôle, nous vivons toutes les deux la même chose; les effectifs réduits, la rigueur, l'apprentissage d'un vrai métier... Un vrai saut dans l'inconnu et dans la nouveauté! J'espère que tout
se passera bien pour toi et que tu vas te plaire dans cette école :)


N'oublie pas de nous raconter !


 


Bises


 



Sarah 03/10/2010 20:13



Je pense vous faire un petit débrif demain...Je suis plus qu'impatiente. J'ai toujours aimé l'inconnu et la nouveauté.



Etincelle 03/10/2010 15:52



Félicitations pour ton admission dans cette école et bon courage pour ta rentrée.
Surtout profite bien de tes années d'études (ça fait vieille de dire ça!)!




Sarah 03/10/2010 20:13



Je profite, je profite surtout que j'adore ça. Merci à toi Etincelle !



May 03/10/2010 14:57



Cette article est un petit chocolat merveilleux. Il me fait sourire et me rappelle ma rentrée d'il y a peine 15 jours. Alors j'ai reussi le concours du premier cours, mais moi aussi, j'ai tout
misé sur ce master et le concours, et j'avais peur de le petite classe, de la rentrée malgré tout. 


 


Puis, j'ai été délicieusement ravie, par l'ambiance, les profs et la petite classe. Je te souhaite une bonne rentrée, je suis sûre que cela se passera aussi bien que ma rentrée a pu se
passer. 


 


Je t'embrasse, 


May



Sarah 03/10/2010 20:14



Merci May, j'espère que comme toi tout va bien se passer. Mais je n'en doute pas à vrai dire.