First day at school !

Publié le par Sarah

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Cri de joie, danse de la victoire et un sourire énorme qui refuse de quitter mon visage. Ma rentrée était trop cool. Mon école est monstrueuse. Je suis certaine de vivre deux années incroyables et enrichissantes. Sachez-le je suis une putain de privilégiée de l’enseignement supérieur, j’en ai bien pris conscience aujourd’hui. Avant de vous révéler « comment mon école elle déchire », je vais vous relater ma régression post-rentrée.


A chaque nouvelle rentrée, je redeviens cette petite fille excitée face à la nouveauté. Je fais des bons par tout, je n’arrête pas d’en parler et je développe de nombreuses fixations. Tout a commencé par un sac, un magnifique sac (penser à le prendre en photo) de Linda Kayan. J’ai décrété bien avant d’apprendre mon admission qu’il serait mon sac de rentrée. Tout commencement mérite un nouveau sac. Alors, arrive la question du remplissage : de l’importance de mes stylos, de cette trousse fait main lors du Swap, de l’agenda (très important), du parapluie et de la boite à bonbons. Tout un rituel qui me rassure, me permet d’appréhender le changement.


Ensuite et pendant quelques semaines, je m’interroge, je me questionne sur un élément vital : ma tenue. Avouez-le c’est super important, non ? Suis-je la seule à me focaliser sur ce genres de petits détails. Puis, c’est toujours une bonne occasion pour se faire un cadeau. Mais cette année, assez étrangement, je n’ai pas trouvé ma robe fétiche Entre les boutiques et les sites, je n’ai pas eu le coup de foudre. Alors, je me suis tournée vers ma penderie et ma tenue préférée et dans laquelle je suis le plus à l’aise. Cette jupe bleue à volant et un-t-shirt blanc. Simple et qui me correspond.


Lorsque tous ces petits détails sont réglés, que la veille du grand jour arrive, que ma frénésie me fait remuer des fesses et secouer les bras, je vérifie et revérifie mon sac une dizaine de fois ou presque, je lis et relis le programme et à une heure du matin, je me rends compte que je n’arrive toujours pas à dormir et  que demain j’aurais la tête dans le cul.


Après une courte nuit de sommeil et une réveille à  6h45 du matin, je réalise à quel point j’ai perdu l’habitude de me lever alors qu’il fait toujours nuit. Que c’est dur ! Je ne suis vraiment pas fraiche, mon corps me réclame du sommeil et moi je lui offre une bonne douche. Niveau soins et préparations, je n’ai pas grand-chose à faire, je me suis occupée de mes ongles et de ma tronche dimanche soir devant Modern Family. Et rendez-vous compte que j’ai repassé mes vêtements, alors, que j’y suis complètement allergique. Qu’est-ce-que l’on ne ferait pas pour faire une bonne impression. D’ailleurs, j’ai évité de trop manger, la hantise d’avoir envie de faire caca en pleine présentation de la formation ou de faire des vents lors de la conférence. So glam !


8h00, je suis dans la voiture, ma chère mère a accepté de m’accompagner à la gare. 8h35 je suis arrivée. Jouissance de ne plus avoir à prendre la ligne 13 du métro et perdre quatre heures dans les transports en commun par jour ! Nouvelle petite danse de la victoire pour le temps gagné. Et là, la pression monte, tu approches du moment fatidique, de cette rencontre avec une école, des élèves et d’un tout nouveau système.


Tu croises les premiers visages, échanges les premiers sourires, suivi d’un bonjour du bout des lèvres. Une timidité t’enlace. Pendant quarante minutes vous vous retrouvez dans un couloir dans un silence religieux à vous observer, attendant qu’une porte s’ouvre. Cette attente se poursuit quelques minutes supplémentaires, de nouvelles silhouettes rentrent, se posent et tu prends conscience que tu vas partager ces deux prochaines années avec ces inconnues qui deviendront très rapidement un quotidien et des amitiés.


L’équipe pédagogique et la directrice arrivent, prennent la parole. C’est bon Sarah, tu y es, tu as réussi. De nombreuses informations te parviennent : l’organisation de l’établissement, de l’école et des cours. Puis tu découvres ton emploi du temps, très complexe. Tu n’auras plus jamais besoin de te battre pour assister à un cours, ni faire semblant de pleurer. Tu es bien dans cette salle d’un blanc immaculé, sur ta chaise qui ressemble plus à un fauteuil en face de cet écran plat et du rétroprojecteur.  (Et je ne mentionne pas le petit déjeuner)


Et tu entends cette phrase qui te fait l’effet du bombe : « Cette année vous n’allez plus au festival de Deauville, mais celui de Canne ! ». Tu plaisantes ? Non, vraiment je vais à Canne et en plus vous nous payez le logement ! J’avais envie de me lever et de sauter dans tous les sens. J’ai dû fortement me contenir. Je suis tellement sensible aux paillettes. Et surtout, nous avons un casier personnel, c’est trop classe.


Après un chèque de deux cents euros très douloureux pour payer ta sécu étudiante, je vais soulager mon ventre qui crie famine. Une vraie cantine où tu as le temps de manger, que dis-je déguster. Bon j’en fais peut-être des tonnes, mais pour les desserts tu as le choix : crème caramel, tarte citron meringué, gâteau chocolat, basque…Et le frites ne sont pas chers.


Je suis allée digérer dans notre salle de cours, pas très loin de mon casier que j’aime déjà d’amour, en écoutant avec attention Serge Lalou, producteur des Films d’ici, nous dresser un bilan de la production, de ses questionnements et des évolutions qui sont en cours. J’avais oublié la sensation que procurent quatre heures en position assise sur les fesses. J’ai bâillé et j’ai honte.


J’ai quitté l’INA à 17h00, tellement heureuse, satisfaite, toujours avec cette envie de crier de joie, de danser de façon stupide et de tout vous raconter. J’ai toujours du mal à réaliser, j’espère ne jamais me réveiller si je suis en train de rêver. Vous vous rendez-compte, j’ai un casier !! Et je suis arrivée chez moi à 17h45 : le luxe.


Sarah.


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Publié dans Je raconte ma vie.com

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Prunette 09/10/2010 12:01



Moi aussi j'ai décidé de reprendre des cours, mais ce sont juste des cours de danse :o)



Mademoiselle Coquelicot 05/10/2010 15:12



Je ne mange pas tous les midis à Paris. Quand je n'ai pas cours l'après-midi, je mange un peu tard mais je mange chez moi c'est toujours ça m'économisé ...


C'est sûr c'est chiant de ne pas avoir de cantine mais c'est comme ça, je fais avec. Ca ne me dérange pas plus que ça :)



Sarah 05/10/2010 15:46



Rien n'est parfait !! C'est un petit détail dans un océan d'épilation, de soin et de maquillage.



Mademoiselle Coquelicot 05/10/2010 14:24



Et bien dis donc, je crois qu'on en peut pas être plus heureuse. Ca fait plaisir de voir des gens qui ont trouvé leur voie et qui sont heureux! C'est pas si commun ...


Ton texte est super, j'adore tes anedotes!


Vous avez bien de la chance d'avoir une cantine. Nous à l'école, on en a pas. Ca manque ... D'autant plus qu'on a pas le droit de manger dans les locaux ... Enfin ce n'est qu'un détail :)



Sarah 05/10/2010 14:41



La cantine c'est le luxe. C'est terminé le mauvais sandwich avalé en 15 minutes entre deux cours. Je vais pouvoir prendre le temps de manger et de divirsifier mon alimentation. Puis je vais faire
des économies c'est certain.


Cela ne doit pas être facile pour toi, puis ça doit revenir cher. Pendant mon stage, je mangeais sur Paris les midis et je dépensé des fortunes.



May 04/10/2010 23:18


La bonne humeur et la gaité sont toujours bien plus agréables à lire que la mauvaise humeur ... :D


Sarah 05/10/2010 14:39



Bien parlé May...Même si j'ai tendance à exprimer aussi ma mauvaise humeur ici. Heureusement pour mes lecteurs je ne fais pas souvent la tronche lol



May 04/10/2010 22:51



Je suis heureuse pour toi. Cela est agréable de lire un article comme ça ! :)



Sarah 04/10/2010 23:06



Merci May !! Je suis contente que mon article te plaise.