Elle n’est pas belle ma migraine !

Publié le par Sarah

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Je fais partie des chanceuses et chanceux qui souffrent de migraine chronique. Une petite garce de douleur qui s’immisce dans votre tête pour ne plus vous lâcher. Elle peut apparaitre par les tempes, la nuque ou le front et s’intensifie jusqu’à vous faire exploser. Cette vicieuse m’accompagne depuis mes plus jeunes années et sait toujours être présente dans les meilleurs moments. Avec le temps, j’ai appris à la connaitre, à la dompter ou tout du moins à pouvoir vivre avec.


Son but ultime est de couper du reste du monde. Sa douleur te contraint à t’enfermer dans le noir et en silence. J’en ai passé des journées toute seule comme une pauvre chose dans ma chambre sans lumière.


D’où elle vient ? Un rien la réveille, la provoque. Une lumière trop agressive, un bruit trop fort ou aigu, la fatigue, la faim ou la chaleur. Tout est bon pour me faire chier. Elle s’amuse, trépigne et saute dans ma tête, elle danse la salsa, le rock et organise des raves party…Souffre Sarah ! Souffre !


Evidemment, je me tourne vers la médecine et l’orgie de petites pilules qui sont censées l’anesthésier, la supprimer, l’éradiquer. Je suis passée par le classique Doliprane, 500 puis 1000, efferalgan, le paracetamol, le nurofen, l'aspirine, dafalgan, ou encore l’Advil ou la codéine. Tout y passé,  une vraie droguée. Un petit cachet, puis deux, puis trois dans la même journée. Une question de hasard, il y a des jours la douleur va disparaitre et d’autres où elle va me faire un gros doigt et s’intensifier ! En ce moment, je jongle entre une boite de Spedifen et une autre Advil. A vrai dire, je n’ose pas calculer le nombre de pilules que j’avale par semaine, par mois et par ans.


Et il y a des jours, dès le réveil, tu sais que tu vas en baver toute la journée, elle ne va pas te lâcher. Comme ce matin par exemple. A peine mes yeux se sont ouverts, j’ai compris, elle était déjà à me regarder avec un sourire narquois digne d’une belle migraine. Puis, il n’est pas question de rester au lit, dans l’obscurité, tu dois bouger tes grosses fesses et aller au travail. C’est partie pour une journée entre « copine ». Comme avec une best friend très très collante, tu partages tout avec ta migraine, de la douche au petit déj en passant par les transports en commun et les longues et pénibles heures devant un écran de PC. Dès 10h00 tu as déjà un Spedifen dans la bouche, 11h00 rien à faire, tu as toujours mal et tu dois attendre 6 heures pour pouvoir en prendre de nouveau car depuis que tu as vu un reportage sur une demoiselle qui a perdu son foi à force de prendre ces cachets, tu es en flippe et tu commences pour la première fois de ta vie à respecter les posologies.


Mais je lutte, je ne laisse pas cette salope me dominer. Je l’ignore, discute comme si de rien n’était et écris des méchancetés sur elle sur mon blog, Une vie de migraineuse…Pour l’instant, elle se fait discrète, elle se vengera ce soir, m’obligeant à me coucher à peine rentrée du travail.


Je sais bien, qu’un jour ou l’autre, je vais devoir consulter sérieusement un spécialiste, faire des examens et suivre un traitement approprié. Mais une peur obscure m’y empêche, je crains que le médecin m’annonce qu’une énorme tumeur se développe dans mon cerveau me causant ces douleurs, que mes jours sont comptés et que je vais devenir un zombie et manger ma mère. On ne sait jamais ?


Alors, je suis dans le « ca va passer », « je fais avec ». A vrai dire, je me suis habituée à vivre avec elle. Et j’ai même du mal à croire qu’elle puisse disparaitre pour de bon, un jour, uniquement grâce à une pilule magique. Je la connais, elle est bien plus coriace que ça, elle ne se laissera jamais faire !


Toutefois, si vous avez des petites astuces, un nom d’un médoc à me refiler ou le même le nom d’un super médecin qui va jouer le rôle de superman et anéantir ma douloureuse colocataire, je suis preneuse.


Sarah.


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Publié dans Je raconte ma vie.com

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Stéphanie 26/08/2010 21:49



Bonsoir Sarah,


Lectrice de ton blog, c'est mon premier commentaire sur un article qui m'interpelle puisque je m'y retrouve complètement. Je te dirai... respire un grand coup et va voir un médecin, surmonte ta
crainte, parce qu'en cas de vraie bonne grosse migraine, aucun médoc en vente libre ne sera vraiment efficace. Mon doc m'a prescrit l'Imitrex, a prendre en cas de crise, très efficace, la
migraine lache au bout de deux heures. L'inconvenient, c'est le prix, et l'effet "stone (dur dur en étant au boulot). Et j'ai aussi un traitement à long terme, le Topamax (qui sert en premier
lieu a traiter l'epilepsie), qui a la longue, diminue l'intensité et la fréquence des migraines. Pour moi, ca marche aussi. (ah oui, je suis en Belgique, les médocs doivent avoir un nom différent
je suppose). En espérant que tu trouves le traitement qui te convienne, bises.



Sarah 27/08/2010 10:22



Merci pour ton commentaire Stéphanie ! Ton expérience m'incite à me bouger les fesses pour voir un médecin ! En tout cas n'hésite pas à venir me laisser d'autre commentaires !



Etincelle 26/08/2010 17:54



Je suis migraineuse moi aussi depuis que je suis enfant, et je ne peux que compatir! C'est vraiment une saleté de maladie, qui n'est malhreusement pas toujours comprise par l'entourage.



Sarah 26/08/2010 18:07



Mon entourage me pousse surtout aux fesses pour que je consulte !! Je dois les fatiguer à force de me plaindre.



Laura 26/08/2010 17:09



Je ne suis pas migraineuse mais j'imagine comme ça doit être chiant, en tout cas le cours dans mon poly de neuro n'était pas passionnant... (petite blaguounette au passage)


Mais peut-être que ce cours me permettrait de te rassurer quand même: tu dis que la douleur se localise des fois dans la nuque, des fois au front, d'autres aux tempes? Eh bien cela ne peut
pas être une tumeur, puisque dans ce cas tu aurais mal toujours au même endroit: celui où la tumeur se développe! Eh puis t'es bien trop jeune pour ça de toute façon!


Mon diagnostic? Une migraine tout ce qu'il y a de plus classique! (le besoin de rester au calme dans le noir est typique)


Partant du principe que tu n'as rien de "grave", va consulter un spécialiste: il pourra te prescrire un traitement adapté pour les crises et, si cela ne suffit pas, un traitement de fond (à
prendre tout le temps même si tu n'as pas mal). 


^^



Sarah 26/08/2010 18:07



Merci docteur Laura !!!