Christopher Moore, l’auteur barjo que j’aime à la folie.

Publié le par Sarah

 

 

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Il y a deux ans, à l’époque de Noël, j’étais en pleine investigation d’un cadeau pour mon Homme. Alors, que je me promène dans les rayons d’un supermarché de la culture, à 4 lettres, mon regard est attiré par une couverture rose fluo où trône un dessin de la mort avec sa faucheuse et un berceau contenant un bébé mini-faucheuse. Plus que surprise, je lis un titre :


« Un sale boulot »


De


« Christopher Moore »


Auteur inconnu, curiosité piquée au vif, je m’en pare du livre et lis la quatrième de couverture.


« Légèrement hypocondriaque, un poil névrosé, Charlie Asher est un type tout ce qu’il y a de plus normal. Il est ce qu’on appelle un mâle bêta. Vous savez ? Le genre à traverser la vie dans les clous, toujours là pour tendre un Kleenex à celle qui s’est fait larguer par une grosse brute de mâle alpha. On peut dire que Charlie a eu de la chance. Propriétaire d’un immeuble au cœur de San Francisco, il tient un magasin d’articles d’occasion en compagnie de deux fidèles employés atypiques et barjos. Il a épousé Rachel, une brillante et jolie femme, qui l’aime pour sa normalité et s’apprête à accoucher de leur premier enfant. Pour un mâle bêta, Charlie s’en sort bien. Enfin… jusqu’à la naissance de Sophie. Exténué par l’accouchement, celui-ci découvre la présence d’un étranger habillé en golfeur près du lit d’hôpital de Rachel, un type qui prétend que personne ne peut le voir – et pourtant, Charlie le voit bel et bien. À partir de là, c’est toute son existence qui va déraper… Des gens commencent à tomber raides morts autour de lui, des corbeaux géants viennent se percher sur son immeuble, des murmures lui parviennent depuis les profondeurs des égouts, les gens dont le nom apparaît mystérieusement dans son agenda meurent dans la foulée. Car Charlie Asher a été recruté malgré lui pour endosser le rôle de la Mort. Un bien sale boulot, certes, mais quelqu’un doit bien s’en charger. »

 

Plus qu’enthousiaste, je passe à la caisse et quelques jours plus tard, je consens à l’offrir à mon chéri, avec une idée derrière la tête, celle de lui emprunter le plus rapidement possible. Après quelques semaines, excitée par les critiques élogieuses de copain, j’ai enfin pu mettre la main dessus !


J’ai dévoré ce roman en deux jours, incapable de m’arrêter. Seul Armistead Maupin était capable de me rendre dans cet état. Point commun, leurs romans se déroulent à San Francisco.


Un sale boulot c’est la rencontre du fantastique avec un humour déjanté, atypique et un poil de subversif. Christopher Moore, nous invite dans un univers différent, qui frôle avec la démence, et en même temps il arrive à tenir son intrigue et l’amener jusqu’à son terme avec brio. Et ses personnages sont à chaque fois uniques, attachants et loufoques. 


C’est mon Pioupiou qui a acheté l’un de ses autres romans quelques temps après. Un livre nommé Les dents de l’amour.


« La rencontre fortuite de Tommy, débarqué à San Francisco de son Midwest natal pour devenir le nouveau Jack Kerouac, et de Jody, une bouillonnante secrétaire de vingt-six ans, aurait pu nourrir une banale histoire d’amour. Seulement voilà, juste avant de faire la connaissance du jeune homme, la belle Jody a été mordue par Élie Ben Sapir, un vampire âgé de huit siècles qui a fait d’elle un nosferatu histoire, ça en a tout l’air en tout cas, de lui pourrir la (non-)vie.
Fort heureusement, Tommy l’écrivain tourmenté, tombé amoureux fou de Jody, veille au grain. Aidé de ses collègues de l’équipe de nuit du supermarché où il travaille et d’un sympathique clochard autoproclamé empereur de San Francisco, il n’aura de cesse de traquer le vieux démon pour défendre sa dulcinée – sans oublier de passer chercher le linge en rentrant, merci. »

 

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Nous suivons la pauvre Jody devenue vampire dans ses péripéties, entre découverte de ses pouvoirs, vengeance de ses ex, un grand maître vampire a affronté et une histoire d’amour. Une nouvelle intrigue fantastique toujours riche d’humour, de personnages haut en couleur, et de situations cocasses. Une vraie bouffée d’air frais dans les histoires de vampires.


dd_moore27_0038_el-copie-1.jpgAprès deux énormes coups de cœur , je me dis qu’il est peut-être temps que je m’intéresse à l’auteur capable de pondre de tels « œuvres ». Et la vie de Christopher Moore correspond bien à ses romans, la partie fantastique en moins. Il est né dans l’Ohio en 1957 et décide très tôt que l’école ce n’est pas son truc. Alors il se passionne pour la photo, les petites et grandes bêtes et l’anthropologie. Il finit à Santa Barbara a faire de petits jobs, entouré de beaucoup d’alcool et de demoiselles. Pour éviter de sombrer, il prend la plume et nous offre sa folie !


C’est le troisième roman qui scellera mon amour pour cet auteur. Un livre complètement barjo, nommé Le lézard lubrique de Melancholy Cove.


« Il se passe quelque chose dans la morne station balnéaire de Melancholy Cove. On y trouve, pour un cocktail détonant, un flic qui se console de l'être en tirant sur des joints, une schizophrène ex-actrice de films de série Z postapocalyptiques réfugiée dans une caravane, un joueur de blues poursuivi par un monstre marin dont il a tué le petit quarante années plus tôt, une psy qui ne donne plus à ses malades que des placebos, un pharmacien lubrique ne rêvant que d'accouplements avec des dauphins, une femme qui se pend, des gens qui disparaissent… Une seule certitude : tous ont la libido qui explose. Tous sans le savoir sont sous le signe du lézard… »

 

 

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De la folie, je vous l’affirme ! Ce roman est complètement dingue, mais tellement dingue. Christopher fait apparaitre un Lézard qui influence la libido de la population aux alentours. Je ne vous explique pas le bordel. Néanmoins, il faut bien remonter jusqu’à cette « petite » bête et calmer les hormones et les pulsions.


Des trois livres, c’est mon chouchou et surement le plus bizarre. Si vous aimez les lectures sérieuses, avec des drames et des larmes, passez votre chemin. Les œuvres de Christopher, exige de l’imaginaire, de la fantaisie et de l’humour.


N’imaginez pas, qu’il s’agit de livres écrient par-dessus la jambe, qui ne se tiennent pas. Bien au contraire, et c’est même la grande force de l’auteur.  Et derrière le fantastique et l’humour burlesque vous pourrez apercevoir de petits pics bien acerbes de la société américaine et ses travers.


Si cet été, vous avez envie de lire de la bonne littérature, drôle, sans prise de tête et de qualité, je vous conseille ces ouvrages. Vous m’en direz des nouvelles.

 

Sarah.


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