Aujourd’hui, j’ai envie de dire merci.

Publié le par Sarah

 

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En février 2009 je me suis rendue à la journée porte ouverte de ma fabuleuse école que j’aime d’amour et aujourd’hui je l’aime même avec ses petits défauts. J’étais, alors, qu’une simple étudiante en licence qui rêvait d’intégrer l’INA, une école supérieure. Je me sentais tellement petite.


Je m’en souviens tellement bien, j’étais émerveillée, les yeux grands ouverts j’essayais de capter chaque instant. Je buvais tous les mots, mémorisais les lieux, les couleurs, les odeurs et les visages. Cette après-midi j’ai senti une profonde volonté n’être, elle m’a soufflé que cette école était la mienne et qu’avec un petit peu d’effort je pourrais y arriver.


A la fin de la visite des lieux, nous avons été conviés à déguster des petits fours tout en regardant les films que les élèves de premières années ont réalisé quelques semaines avant. A cet instant, je me suis dis qu’un jour mon film serait aussi projeté dans cette salle. Ce souhait m’a accompagné tout au long des premières épreuves, de mon échec, de ma nouvelle tentative et de ma réussite.


Aujourd’hui, mon souhait vient de se réaliser. Ce matin j’ai assisté à la projection des court-métrages que nous avons réalisés dans le cadre d’un cours. Mon film existe. Il y en a même deux. Le premier se nomme Les disparus des limbes, il est adapté du scénario que j’ai écrit avec ma bestah Romain et le second, Blackout ; j’étais membre de l’équipe de réalisation.


Et dans quelques semaines, ils seront de nouveau diffusé dans cette même salle devant des jeunes étudiants qui souhaitent à leur tour rentrer au sein de l’INA. La boucle est bouclée. Plus les jours passent plus je suis heureuse d’être dans cette école. Je repense souvent à la petite Sarah, pas très bonne à l’école qui n’osait s’imaginer dans un tel cadre.


Petit moment égocentrique, mais je dois avouer que je suis un petit peu fière du chemin que j’ai parcouru depuis mes dictées à l’école primaire. Je vous rassure mon égo redescend rapidement sur terre devant le nombre de dossiers que j’ai à rendre. En même temps, je n’ai jamais autant pris mon pied à travailler.

 

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Cette journée fut aussi l’occasion de rencontrer l’un des réalisateurs du documentaire Viande d’origine française (et de Suck my geek), Tristan de son petit nom. C’est l’un des rares docus que j’ai eu l’occasion de voir dans ma misérable vie d’inculte et d’aimer. Il ne parle absolument pas de boucherie, mais du cinéma horrifique en France. Alors, vous devez bien vous imaginer que pour une dingue de films de genre comme moi c’est l’équivalent d’un dimanche à Disney sans touriste.


Je me délecte de ces petites surprises que la vie saupoudre. Au grand jamais, la première fois (et la seconde) que j’ai vu ce documentaire jamais j’aurais pu imaginer qu’un mercredi après-midi je prendrais un coca zéro avec l’un de ces réalisateurs et que nous échangerions sur le cinéma d’horreur en France. C’était bien « Badass » comme dirais un certain Yannick Dahan. Promis, j’ai fais attention de ne pas trop faire ma groupie, même lorsqu’il m’a dit qu’il est pote avec  et  Maury Bustillo ou qu’il connait bien Aja.


C’est con, mais aujourd’hui, j’ai pris conscience de ma chance et je me suis sentie reconnaissante envers je ne sais pas qui ou quoi pour cette vie. Elle n’est pas parfaite, ne le serat peux être jamais, mais, j’ai une famille qui m’aime, des proches fidèles et une super nouvelle robe….


J’ai envie de dire merci.


Sarah.

Publié dans Je raconte ma vie.com

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