Whatever works, le dernier Woody Allen

Publié le par Sarah


Je vous avais habitué aux films d'horreur, gore et peuplé de zombies, mais voyez-vous je suis aussi friande de films plus posés, drôles, ou la bonne réplique est reine comme c'est très bien le faire Woody Allen, ce jeune homme de 73 ans qui nous a déjà offert des chefs d'oeuvres comme Tout le monde dit I love you, Maudite Aphrodite ou Le sortilège du scorpion de jade. Ce New Yorkais très européen est un professionnel de l'autodérisation, des situations décalées et des dialogues jouissifs. Ses films s'interrogent très souvent sur l'épineuse question de l'amour et des rapports hommes femmes. Et son dernier film réuni tous ces bons ingrédients et la magnifique ville de New york, que le cinéaste avait abandonné pour Londres et Barcelone dans ces derniers films Match Point, Scoop et Vicky Cristina Barcelona.




Dans Whatever Works nous rencontrons Boris Yellnikof, un génie de physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et son suicide. Il vit seul dans son appartement un peu crasseu, accroché à ses habitudes et ses multiples TOC. C'est un misanthrope, hypocondriaque, convaincu d'être supérieur et doté d'un certain sens de la dérision et de cynisme. Un personnage fort inspiré de Woody lui même.


Un soir alors qu'il rentre chez lui, il fait la rencontre de Mélodie Celestine, une charmante jeune fugueuse originaire du Missipi qui a fui sa famille très religieuse, car elle a batifolé pendant la fête des cochons. Il accepte que la jeune fille reste quelques nuits chez lui, mais très rapidement elle s'installe chez lui et de cette cohabitation se forme un drôle de couple. Le cynisme de Boris n'entache pas la joie de vivre et la simplicité de Mélody et tous les deux trouvent un équilibre dans leurs différences. Mais après un an de vie de couple la mère de Mélody, abandonnée par son mari débarque, bien décidée à faire sa vie à New York, même si elle n'approuve pas ce couple et compte semer la pagaille. C'est alors, que le père fait son arrivé et subit les bouleversements qu'impose New York.

 

Une comédie fraîche, drôle, jouant des clichés et du rapport de New York sur les gens. Nous retrouvons la patte Allen dans ce film très réussi. C'est un bonbon très agréable en bouche, acide, sucré et pétillant. Je tiens à souligner l'excellent jeux des protagonistes principaux, Larry David qui incarne Boris, Evan Rachel Wood (The Wrestler) pour Mélodie et Patricia Clarkson (six feet under) qui est géniale dans le rôle de la mère.


Alors, si tu aimes Woody Allen ou si tu souhaites le découvrir je t'invite à déguster Whatever Work.



Sarah

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Mel 12/07/2009 18:14

Alors, alors ...Je suis allée le voir hier soir, mais il est génial ce film. Vraiment inattendu, ça change,les acteurs sont géniaux.Dès les premières secondes, on est dans le film.A revoir!Mel

Sarah 13/07/2009 01:19


Alors bienvenue dans l'univers Woody Allen, je te conseille vraiment ses films les plus anciens, ils sont pour la plupart dans la même veine que Whatever works, voir plus acides et originaux.
Si tu as l'occasion, je suis allée Good Morning England ce soir et j'en suis sortie ravie ! Une excellente comédie anglaise, très drôle !

A plus


Bobby 07/07/2009 12:44

Mel, je te conseille Match Point. D'une part, parce que tu te rinceras l'oeil avec Jonathan Rhys Meyers et d'autre part, le film est assez dérangeant, tu ne t'attends absolument pas à la fin.

Mel 07/07/2009 11:23

Je n'ai vu qu'un seul film de Woody Allen: Vicky Christina Barcelona. Et ça a été un fabuleux coup de coeur. Film génial.L'histoire de celui-çi me parait pas mal non plus! ;)Mel

Sarah 07/07/2009 12:02


C'est assez différent ! Whatever works ressemble plus aux anciens de Woody Allen. Si tu vas le voir, çà sera l'occasion de découvrir une autre facette de ce grand cinéaste !