Marco Polo, l'histoire d'un geek au ballet

Publié le par Bobby et Sunny

Amateurs et amatrices d'entre chats,

Comme vous le savez (enfin si vous avez lu le premier article du blog) je partage ma vie avec un de ces êtres poilus et virils (tout dépend des modèles) que l'on nomme homme. Le mien fait partit de la catégorie si particulière des geeks. Vous savez ces hommes qui se passionnent pour les films de genres, les romans de Tolkien et qui passent des heures devant leur PC ou leur console. Je ne suis pas là pour m'en plaindre,
sachant que j'affectionne aussi ces passes temps. Je rajouterais même que j'adore le geek qui est dans mon homme.

Mais l'une de mes particularités est d'aimer aussi des arts, des livres ou des activités qui ne font pas partis de la panoplie du bon geek.  Je me confesse, j'aime la danse et les ballets (précision, mon niveau de danse est tout juste suffisant pour le Memphis). Et depuis vendredi la troupe de Madame Marie-Claude Pietragalla est sur scène pour le spectacle Maro Polo produit par Pierre Cardin. N'ayant ja
mais vu l'un de ses ballets, j'ai insisté auprès de mon homme pour qu'il m'y invite. Et ce ne fut pas une mission évidente.
Dans un premier temps, il m'a fallu lui présen
ter le spectacle. Je dis bien spectacle, car pour ne pas l'effrayer je n'ai absolument pas utilisé le terme ballet. Par chance, cette oeuvre est assez moderne, car les chorégraphies se font sur des musiques des Chemical Brother en autre et il s'agit d'artiste que mon H. adore.  De plus, il mêle aussi vidéo, car derrière les danseurs trône un écran géant qui diffuse une fresque animée. Pour clore cette argumentation j'ai rajouté que la chorégraphie se composait d'arts martiaux et de danses urbaines.
L'addition gagnante pour convaincre un geek : les Chemical Brother, un manga et des arts martiaux. Bien sûr j'ai omis de lui parler des chants lyriques.
Au final, mon tendre à céder à mon caprice et nous a pris des places.

Samedi soir, 20h00 nous voila au Palais des Congrès. Moi vêtue d'une jolie robe noire et de talons, lui d'un jean deux fois trop grand et d'énormes baskets rouges (trop classe à 33 ans ! Un vrai dandy).
Nous prenons place et là je lâche à trois reprises le mot ballet et mon H. prend peur...Il réalise qu'il va voir un ballet. Heureusement, il ne s'est pas enfui en courant de son fauteuil. Et pour la première fois, je lui parle un peu plus de cette troupe et de ce ballet.  Marco Polo est  le voyage onirique du protagoniste du même nom qu'incarne Julien Derouault qui en est le metteur en scène avec Madame Pietragalla.  

20h30, le rideau se lève et commence l'expérience. Ce ballet se compose de deux parties. La première qui est davantage encrée dans le réel, relate le voyage de Marco Polo entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Moi, dès le début je suis transportée par la poésie des chorégraphies et des chants lyriques.
Arrive l'entracte, je me tourne vers mon homme pour connaitre son avis.  Il aime sans plus, ne comprend pas tout et même, il s'est un peu ennuyé. Bref l'échec. En même temps, je ne m'attendais pas à un miracle. De plus, il s’est focalisé sur un chanteur lyrique qu'il trouve antipathique et qu'il caractérise de casseur de rythme. Ça promet pour la suite.
Lorsque le ballet reprend, Marco Polo dérive complètement de la réalité et se retrouve dans un monde à la Mad Max. Et là arrivent les compositions des Chemical et de Prodigy avec des chorégraphies plus modernes. Ensuite, nous nous retrouvons dans un monde d'androïde fou. Et enfin, Marco Polo trouve l'amour et le bonheur.
Une fois les mains chauffées par les applaudissements et le rideau clot, je demande, son avis final à mon geek. Il m'explique qu'il a apprécié la deuxième partie et qu'il a trouvé très bien l'un des danseurs, mais que bon le ballet c'est pas trop son truc.  Moi, je suis sortie ravie et émerveillée par cette performance.
Une ou deux petites critiques néanmoins. La fresque animée n'est pas assez exploitée avec de nombreux plans fixes, surtout lors de la première partie. Puis, j'aurais aimé voir davantage Pietragalla sur scène. Elle ne fait que survoler quelques tableaux en incarnant une dame blanche divine.

Je suis enchantée de l'expérience du geek au ballet. Maintenant tous les ballets ne sont pas compatibles avec cette catégorie d'homme. Je ne vais pas la renouveler souvent...Mais ma prochaine mission est d'emmener mon geek à la Comédie Française.

Publié dans Chéri - si on sortait

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