Jeudi 2 juin 4 02 /06 /Juin 23:48

 

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Jeudi, 23h03, j’ai une envie de bloguer. Elle m’a prise par surprise, là, d’un coup, alors que depuis des semaines ma bloguo-libido est au point mort. Tu l’as bien remarqué que cette année, je laisse les demoiselles de côté. Je n’ai pas envie de me forcer, d’écrire des articles bâclés de quelques lignes pour garder des statistiques décents. J’aime prendre du plaisir en écrivant. Derrière chaque article (ou presque) que vous lisez il y a une grosse dose de jouissance. Tu ne regardes plus mon blog de la même façon ?


Donc, ce soir j’ai envie de vous papoter, je ne sais pas encore quel sujet je vais aborder : vous racontez ma vie, vous parlez du Festival de Cannes, du dernier film que j’ai vu au cinéma, de ma nouvelle relation charnelle avec les madeleines, du dernier livre que j’ai lu... Il y a de quoi bavasser. 

Inspiration, inspiration où vas-tu me conduire ?


Au mois de mai, j’ai fêté mes 23 ans entourée de mes amis les plus proches. C’est incroyable ce que le temps passe vite ; je sais bien que cette phrase est une banalité tragique, pourtant cela m’obsède. J’ai toujours l’impression de n’avoir pas assez de temps. Tellement de choses se sont passées entre mes 22 ans et mes 23 ans. J’ai quitté un amour, j’ai réalisé mon erreur et maintenant je l’ai retrouvé. J’étais dans l’impatience de rentrer dans ma nouvelle école et je suis entrain de vivre les dernières semaines de ma première année. J’ai rencontré l’amitié. Je glandais méchamment à la fac et ces derniers jours je passe mes nuits à travailler pour boucler mes dossiers. J’ai officiellement eu ma licence après 8 mois d’attente, mais je dois aller chercher mon diplôme. J’ai commencé le permis, mais je n’arrive pas à trouver du temps pour travailler le code. Je culpabilise beaucoup à ce sujet. Je peux toujours compter sur mes amis. J’ai co-écris un documentaire et  un court-métrage, j’ai inventé une chaîne de télévision (en groupe), j’écris une série et j’y prends énormément de plaisir. Je me demande si en parallèle de ma carrière dans la production, je ne vais pas devenir scénariste. En parlant d’écriture, j’ai été infidèle aux demoiselles, j’ai rédigé dans le cadre d’un cours, un blog en anglais sur ma passion pour les films d’horreur. Assez fière de moi : certes j’arrive à blablater en anglais, mais lorsqu’il s’agit de prendre un stylo et de poser des phrases, j’ai quelques difficultés. En anglais, comme en français, j’écris toujours des tartines et je fais une sacrée dose de fautes. J’adore manger des madeleines au petit déjeuner, au goûté, à toutes les heures de la journée. Je viens de terminer, World War Z, un très bon livre sur une invasion de zombies à travers la planète : Une série de témoignages de survivants des quatre coins du monde et pour la première fois nous suivons la pandémie de ces débuts à sa fin. Merci Filipe. Le Chat du Rabbin, c’est adorable, les dessins sont magnifiques et les personnages attachants, mais l’histoire manque de rythme. En parlant de films sans rythmes, je dois vous confesser que j’ai beaucoup dormi pendant les projections du Festival de Cannes. Entre les courtes nuits et les long-métrages parfois très chiants, ce n’était pas évident de garder les yeux ouverts. Je vous conseille Polisse (géniale) et Tree of life, mais si vous aimez les films avec une intrigue, évitez Apollonide, souvenir de la maison close. En même temps, dans Tree of life, l’intrigue est plus que secondaire, mais les images sont tellement belles.


Si tu arrives à lire l’intégrale de cet énorme pavé je te félicite ! Pour les autres, vous n’avez pas raté grand-chose. Assez narcissique comme article. Pourtant, j’ai bien envie de vous écrire un article qui dénonce, qui condamne avec du contenu ! Mais, vous allez devoir vous contenter de ça pour ce soir. Dans quelques semaines, je suis une femme libre, je vais avoir un peu plus de temps et j’espère pouvoir en consacrer à ce blog.

 

PS: Trop la classe mon gâteau d'anniversaire, c'est ma Laura qui en est la créatrice ! Elle assure.


Sarah

Par Sarah - Publié dans : Je raconte ma vie.com - Communauté : tribulations de filles
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Mercredi 13 avril 3 13 /04 /Avr 10:10

 

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Il y a quelques mois, j’ai écris un article sur l’immonde et puante chanson Femme 2010 de papi Sardou. Avec toute ma « gentillesse », j’ai « cordialement » exprimé mon opinion sur l’affreux clip, digne des années 90, et surtout sur ces paroles sexistes et stupides.


Dans ma grande naïveté, j’ignorais une chose : Papi Sardou, il a des fans hargneux qui prennent assez mal la critique.  Je n’avais pas vraiment conscience de m’attaquer à un dieu vivant ; peux être un « monument » de la chanson française, mais un « monument » qui prend la poussière depuis déjà un certain temps. Et encore, je n’exprime pas le fond de ma pensée.


Je tends vraiment le bâton pour me faire battre. Un jour, ils vont me tomber dessus et me casser la gueule à coup de bâtes de baseball ou de déambulateurs. En tout cas, je dois éviter les maisons de retraites si je ne veux pas prendre de risque.

 


Si pour l’instant ma peau est encore sauve, mon blog à travers mes commentaires a déjà pris son petit lot d’insultes ou de mises au point avec les yeux méchants, tous rouges, les sourcils froncés et le doigt pointeur. Vilaine Sarah, ça ne se fait pas de critiquer Sardou et d’abord tu n’es personne, tu n’as rien fais de ta vie et donc rien ne t’autorise à donner ton avis lorsque tu tombes sur des paroles qui t’hérissent le poil. Et surtout, au grand jamais, tu ne dois te moquer papi Sardou, pardon, Michel Sardou, paix à son âme.


Dans un premier temps, je n’ai pas voulu publier ces commentaires, je ne vais pas me faire insulter dans ma propre maison. Puis après tout, s’ils ont de la merde dans les yeux et les oreilles je n’y suis pour rien. Et je ne parle même pas de leur incapacité à comprendre le second degré et l’humour. Et même temps, je trouve leur réaction tellement drôle, je prends un tel plaisir à lire ces commentaires, qu’aujourd’hui j’ai envie de les partager avec vous. Et qui sait, peux être que je vais en avoir de nouveaux. Comme si papi Sardou, là haut dans sa montagne, il en avait à foutre quelque chose de mon article ou de mon opinion.


Sardou pourrait être le nouveau dieu sur terre, la réincarnation du christ ou détenir la vérité sur la fin du monde je n’en aurais toujours rien à foutre. Femme 2010 me fait toujours vomir et aucune insulte ne me fera changer d’avis.

 

Je suis une femme généreuse et je partage avec vous ces commentaires. Enjoye !!!


Je vais commencer en douceur avec l’exemple de la fan gentille et polie ! Saluons sa capacité à argumenter, même si j’ai envie de lui répondre que jamais je n’aurais envie de me trémousser sur une chanson de la sorte.


Je suis un peu à la bourre vue la date de ce billet mais je suis tombée par hazard dessus ce soir !! Juste pour dire que j'adore Michel Sardou et que franchement il à d'autres chats à fouetter que d'entendre ce genre de propos de certaines femmes qui croient Sardou sexiste, connaissez vous le deuxième ou troisième degrés !!

Je crois que sa femme se serait rebellée depuis longtemps si il avait été comme vous décrivez, car elle fut quand même la directrice de Elle pendant de nombreuses années et qu 'elle n'avait pas besoin d'homme pour la faire vivre !!

De plus il est en tournée en ce moment j'en suis à mon troisième concerts sur cette tournée et j'y retournerais bientôt une 4ème foiset bien je peux vous dire que MR Sardou n'a pas que des mamies de la vieilles écoles dans ses concerts et que toutes les femmes des années 2010 sont devant à la fin du concert pour danser sur cette chanson qui n'a que d'autres but que de se trémousser et s'éclater le temps de 4 minutes !!!

En Bref, j'ai 39 ans je bosse et bien j'en veux même pas à Michel dite donc et en allant à ses concerts je pense que vu le nombre de femmes qui y sont, doivent penser comme moi !!

Réunir 4000 a 5000 personnes tout les soirs et ça depuis plus de 40 ans sans aucune trève dans sa carrière bien des artistes doivent lui envier alors moi je dis Chapeau Bas Mr !!! Et si vous écoutiez ne serai ce qu'un instant certaines de ses chansons comme "La vieille " l'autre femme , une femme ma fille, putain de temps, et tant d'autres que vous ne devez même pas connaitre car bien sur on aime pas on juge à la première phrase entendues et bien peut être que .....

Allez sans rancune !!!


Passons, au second commentaire, plus musclé dirons-nous.  A votre avis au dessus de son lit, il y a un poster de Papi Sardou et elle se caresse en pensant à lui ?


Je suis consternée, c'est vous qui êtes à vomir ! Vous croyez vraiment qu'il a besoin de ça pour soit disant relancer sa carrière ? L'album a fait parti des meilleures ventes ! Quand vous serez capable de faire aussi bien que lui là vous pourrez critiquer... Pauvre fille !


Terminons avec le commentaire le plus affligeant et à la fois le plus drôle. Reprise d’un énorme cliché sur les féministes.


mademoiselle seriez vous mal baisee ?


C’est évident si je me permets d’émettre une critique acerbe sur cette chanson et son auteur, c’est que je suis une pauvre femme non comblée sexuellement et qui n’a rien d’autre qu’un blog pour s’épanouir. C’est bien connu le féminisme est né de la frustration sexuelle des femmes et non de leur envie d’égalité et de liberté. Au mois cette personne a la gentillesse de se soucier de ma sexualité, n’est-ce pas adorable ? Sachez que mal ou bien baisée je cracherai toujours sur cette chanson.

 

N’est-ce pas un plaisir d’être blogueuse et de recevoir ce genre de commentaire ? Lançons les paris : qui pensent que je vais en recevoir d’autres  à la publication de cet article ? Qui pensent que je vais mourir sous les coups d’un fan de papi Sardou ?


Note à moi-même : écrire prochainement un article sur les clichés qui entachent le féminisme. Je suis fatiguée d’entendre de la merde.


Sarah

Publié dans : Les écouteurs sur les oreilles
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Dimanche 10 avril 7 10 /04 /Avr 18:52

 

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Le soleil fait son grand retour et pour éviter de mourir de chaud j’ai laissé tomber les collants. Choix stratégique qui implique une crise majeure. Pendant tout l’hiver tu as le luxe de cacher tes jambes, de les oublier complètement derrière le noir opaque du tissu.


Hier matin j’ai dû faire face à ces deux choses, me les réapproprier : Ces deux jambons en mode choubaka ce sont mes jambes ! Qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire, sinon ouvrir une charcuterie et nourrir l’Afrique.


Que voulez-vous mère nature, cette traitresse, n’a pas daigné me donner 1m15 de jambes galbées à la peau parfaitement photoshopées. Et si je veux porter ma petite robe sans effrayer les enfants ou rendre aveugle les hommes, il va bien falloir que je lance le chantier en commençant par l’étape épilation.


Adieu pelage hivernal et bonjour copain rasoir :


-« On se fait la bise ? »

-« Comment vas-tu depuis…heu…heu…tu sais l’autre jour ? »

-« Mais, non je ne te faisais pas la gueule. »

-« Je ne t’ai pas abandonné, non plus »

-« Commence pas à me prendre la tête, je ne suis qu’une célibataire fainéante qui ne va pas assez à la piscine. Alors, arrêtes de parler et passes à l’action. »


Après une bonne demi-heure de dur labeur je redécouvre avec stupeur ma peau. Snif, snif, Choubaka a fini dans les égouts, du moins pour les sept prochains jours avant la prochaine repousse ; paix à son âme. Je tiens quand même à émettre une putain de doléance : lorsque mère nature a conçu notre corps, elle aurait pu prévoir une jambe rotative pour une épilation plus facile  de l’arrière de la jambe. Parce que franchement se niquer le dos pour raser l’arrière de la cuisse ce n’est pas une sinécure.  Ou alors, elle aurait dû me faire blonde ou sans poils sur les jambes. Ca me fait bien chier de descendre du singe !

 

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Mais le dépoillage n’est que le début de ma torture. Maintenant, je dois faire face à ces deux jambes que j’ai ignorées depuis des mois. J’avais oublié à quel point elles sont moches. Je ne me suis pas loupée, petite, niveau cascades et chutes en séries. J’ai une sacrée collection de cicatrices et de marques en tout genre ; sans parler du bleu que je me suis faite le matin même. Et il y a cette pétasse avec ses longues jambes parfaites toutes minces qui me nargue dans ce magazine de merde posé sur ma table de nuit. Moi aussi, si tu me photoshopes je deviens une bombe de magazine. Enfin si tu prends ma tête et que tu la poses sur son corps ; sinon il y a trop de travail.


Certes, je ne peux pas faire grand-chose contre ce patchwork de cicatrices, bleus et veines apparentes, je peux, seulement, limiter l’effet peau de serpent en me tartinant de crème hydratante. Il a quand même fallut que je vérifie la date de péremption avant utilisation. La coquine elle se cachait sous une fine couche de poussière. 2013…j’ai de la marge. J’en profite pour prendre la décision de m’hydrater plus souvent, même si au fond je sais très bien que d’ici une semaine, le tube finira au fond de mon tiroir. De toute façon, elle n’est pas vraiment terrible cette crème, elle m’oblige à toucher mes jambes pour l’étaler.


C’est à ce moment que j’ai réalisé que au bout de mes deux protubérances jambiales il y a mes pieds. Eux aussi je les ai enfouis dans des chaussures tout l’hiver, sans vraiment y prêter attention. Et ils tirent la tronche. A vrai dire, je ne suis pas d’humeur à m’en occuper. Alors, je décide de les cacher une fois de plus ; les sandales ce n’est pas pour aujourd’hui. Tant pis je vais transpirer pieds nus dans ma paire de chaussures en cuir. Et je suis tellement vicieuse (ou conne) que je ne vais même pas penser à ma semelle anti-transpiration et odeurs nauséabondes.


J’enfile une culotte trop grande qui va jouer toute la journée avec mes nerfs : vais-je la retrouver à mes chevilles ? Heureusement, elle n’est pas trop moche.  Plus un soutif digne de ma grand-mère et qui dépasse légèrement du décolleté vertigineux de ma robe adorée. Car si je suis passée par toutes ces étapes, cette souffrance, c’est pour ressentir le plaisir de porter ce bout de tissu qui m’a nargué tout l’hiver. Elle a un sacré pouvoir cette robe, dès qu’elle m’habille, j’oublie toutes ces cicatrices, ces marques, ces jambes que je ne trouve pas assez ceci ou trop cela, pour tout simplement me trouver mignonne.


Malheureusement, elle n’agit pas sur cette chaussure gauche qui frotte sur mon talon et me procure irritante douleur…Il va falloir que j’investisse dans les pansements et un stock de rasoirs ; les joies de l’été.

 

Sarah.

 

 

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Par Sarah - Publié dans : Je raconte ma vie.com - Communauté : tribulations de filles
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